Carnet de Voyage : A la Découverte du Sud de la Croatie en Catamaran

Marina en Croatie, avec des montagnes derriere et un ciel nuageux
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15–22 minutes

La Croatie s’étire sur une fine bande le long de l’Adriatique, mais c’est depuis la mer qu’elle révèle toute sa beauté. Nous avons donc troqué l’habituel pied-à-terre pour un hébergement plus insolite : le catamaran. 

Pendant une semaine en avril, à bord d’un catamaran Dream Yacht Charter de 45 pieds, nous avons navigué le long du littoral, de Dubrovnik à Mljet, à la découverte de l’archipel des Elaphites, de criques discrètes, de chapelles éparpillées et de villages de pêcheurs. 

Voici mon carnet de voyage d’une croisière douce, en famille, rythmée par les vents croates. 

Jour 1 – Bienvenue à bord !

Nous voilà en Croatie. Le soleil croate nous accueille et nous sommes pressés de quitter l’aéroport pour rejoindre la marina de Komolac, où notre maison pour la semaine nous attend. La route qui y mène est un spectacle en soi : d’un côté les falaises plongent dans la mer, de l’autre les montagnes dessinent la frontière entre la Croatie et le Monténégro. 

Les murailles emblématiques de Dubrovnik et sa vieille ville surgissent rapidement en contrebas, que l’on dépasse presque à regret. La route continue de longer la côte, avant de s’enfoncer plus vers l’intérieur des terres, suivant un chenal naturel qui a tout l’air d’un fjord revu à la méditerranéenne ! 

Arrivés au bateau, nous le chargeons rapidement. Pour cette semaine, nous sommes à la barre d’un catamaran baptisé Tulavu, capable d’accueillir jusqu’à 12 voyageurs. A bord, nous serons 11. L’équipage n’est composé que de notre famille, mon beau-frère étant skipper à ses heures perdues, et nous sommes accompagnés de trois moussaillons âgés de 4 mois à 2 ans. 

La journée s’achève déjà lorsque nous finissons de nous installer, nous ne prendrons la mer que demain ! Mais cette attente nous permet de profiter calmement de ces paysages adriatiques, teintés par la golden hour. A tribord, on voit la marina, encore calme en cette basse saison, avec des bateaux de toutes tailles. A bâbord, un petit village est posé sur l’autre rive du chenal, dominé par une petite église dont le clocher se distingue entre les cyprès. 

Le voyage peut enfin commencer !

Jour 2 – Koločep : Entre grottes marines et douceur de Donje Čelo

Sous une lumière matinale, nous larguons les amarres. Le Tulavu quitte sa place au port et glisse le long du chenal, direction le la. Peu de vent, pas de vagues : nous naviguons donc au moteur ce matin. Heureusement, le catamaran est assez grand pour que son ronronnement continu soit à peine perceptible. Nous atteignons tranquillement le sud-ouest de Koločep et jetons l’ancre au pied des falaises, entourés d’une eau très claire : le « turquoise méditerranéen » comme j’aime l’appeler ! Il est temps de mettre l’annexe à l’eau pour aller explorer les côtes et rejoindre une grotte sous-marine. Ce n’est qu’en approchant la grotte que nous comprenons que pour la pénétrer, il faudra se jeter à l’eau… à 16 °C tout au plus ! Nous nous ravisons tous, à l’exception de notre skipper qui, lui, prend son courage à deux mains.

L’après-midi avance vite, et il est déjà temps de lever l’ancre. Nous mettons le cap sur Donje Čelo, le port principal de l’île, où nous mouillerons pour la nuit. Vers 16h, nous retrouvons la terre ferme, non sans cette légère impression de tanguer après avoir passé la journée sur l’eau. Le village est paisible, sans voiture car l’île est piétonne, et nous rencontrons très peu de touristes. Notre promenade le long de la mer nous mène à une charmante petite chapelle, cachée entre palmiers et oliviers. Ce sera la première d’une longue série que nous aurons le plaisir de découvrir au fil de la semaine. Avant de regagner le Tulavu, l’appel de l’apéro se fait sentir, et bonne nouvelle : le Konoba Stari Miri est ouvert ! Un petit verre de vin croate saura être apprécié !

De retour à bord, à peine avons-nous le temps de nous poser qu’un ferry se dirige droit sur nous ! Vite, il faut lever l’ancre en urgence et mouiller quelques centaines de mètres plus loin pour éviter la collision. C’est précisément au cours de cette manœuvre précipitée que notre skipper fera une découverte préoccupante : l’un de nos moteurs est… hors-service.

Jour 3 – De la Panne Moteur à la Sérénité de Šipan

L’avantage d’un catamaran, c’est qu’il y a deux coques, donc deux moteurs. Le loueur est informé de notre avarie et nous conseille de rentrer au port afin de contrôler le bateau et faire les réparations nécessaires. Pour ne pas perdre un instant de notre précieux voyage, nous avons mis le cap sur le port dès le lever du soleil.

Nous remontons le chenal que nous avions quitté même pas 24 heures plus tôt. Les paysages familiers défilent à l’envers : les travaux sur la rive gauche, la petite ville sur la rive droite, et bientôt, les bateaux de notre marina et le charmant village qui lui fait face. 

La chance nous sourit ! Le moteur est réparé rapidement, sans même qu’il soit nécessaire de sortir le catamaran de l’eau ! Merci au plongeur. 

Plongeur sur une coque de catamaran

A 11h30, nous hissons la grand-voile et prenons un peu de vitesse, heureux de nos deux moteurs désormais fonctionnels et de notre voyage qui reprend enfin son cours. Nous filons entre la côte continentale et les îles et îlots qui forment le magnifique archipel des Elpahites. Koločep est vite laissée derrière nous, puis Lopud, que nous aurons le plaisir de visiter plus tard dans la semaine. Pour l’instant le vent est avec nous et notre objectif est d’atteindre le parc national de Mljet, un peu plus au nord, d’ici demain. Nous remontons le long de Šipan, la plus grande île des Elaphites, par l’ouest. Mais la Méditerranée réserve parfois des surprises, et la houle se lève. Malgré notre catamaran imposant, quelques-uns à bord commencent à ressentir un léger mal de mer. Qui a dit que la Mare Nostrum ne secouait jamais ?

Catamaran dans la baie de Sipanska Luka
Maman et bébé qui regarde un village depuis la mer

Après cinq heures de navigation, nous glissons dans la profonde baie de Šipanska Luka, où nous jetons l’ancre pour la nuit. Le village épouse la courbe de la baie, et de part et d’autre du catamaran nous observons les petites maisons de pêcheurs mêlées a de jolies anciennes villas de nobles, qui remontent sur les collines verdoyantes. En annexe, nous rejoignons le ponton, impatients de nous dégourdir les jambes et de commencer notre balade. Si Koločep nous avait déjà semblé peu fréquentée des touristes, ici, la quiétude est encore plus frappante. Šipan, l’île habitée la plus éloignée de Dubrovnik parmi les Elaphites, offre en basse saison un calme absolu. Nous trouvons une aire de jeux, où quelques enfants s’amusent. C’est parfait, il fallait que les nôtres se dépensent aussi. Sans objectif particulier, nous suivons une petite ruelle qui nous mène à une église sur les hauteurs du village. De là-haut nous observons la baie, notre bateau qui mouille paisiblement et les innombrables oliviers, véritable spécialité de l’île.

La journée se termine par un nouvel apéro dans le seul Konoba ouvert, Konoba U Balda di Baldo, avant de regagner notre maison flottante.

Jour 4 – Nouvelle Panne, Cap sur Mljet et Village Fantôme

Changement de plan au réveil : un nouveau problème technique nous contraint de regagner le continent pour une réparation. Adieu le parc national de Mljet pour cette fois ! Heureusement, pas de retour à la case départ : un électricien nous attend dans un port situé juste en face de l’île de Šipan, à Slano. Ce contretemps nous grignotera plus d’une demi-journée de notre précieux voyage. 

Marina en Croatie, avec des montagnes derriere et un ciel nuageux

Ce n’est qu’aux alentours de 16h que nous quittons enfin le port. Malgré les péripéties, nous décidons de rallier le sud de Mljet, les vents nous étant favorables. Nous arrivons à la tombée du jour dans une nouvelle baie, à l’abris des vents et de la houle. Un tout petit village s’y niche, mais à cette saison il semble encore désert. Seuls les lampadaires éclairent les quais, tandis que les maisons restent plongées dans l’obscurité, donnant au lieu des allures de village fantôme. Depuis le bateau nous repérons un restaurant, mais un bref appel confirme qu’il n’ouvrira que dans quelques jours, avec le début de la haute saison.

C’est donc au terme d’une longue journée, et proche de ce village presque inhabité que nous décidons d’aller nous coucher, bercés par le silence.

Jour 5 – Mljet, Lopud, Dubrovnik : quand les vents dictent la route

Le soleil se cache depuis la veille et nous levons l’ancre sous un ciel bas. C’est en quittant cette petite crique que nous en apprécions enfin la beauté. L’île se dresse, majestueuse et très montagneuse. De là où nous sommes, le village semble n’être accessible que par la mer. Malgré la grisaille, nous apercevons de belles couleurs dans l’eau et au bord des îlots qui nous laissent imaginer le spectacle que doit offrir cette mer sous le soleil. 

Colines au-dessus de la mer d'une eau claire

Une petite tempête est annoncée pour ce soir, et les vents du nord nous renvoient en direction de Dubrovnik. Lopud, située à mi-chemin, servira d’escale appréciée pour couper la route et explorer son village éponyme. 

Dès notre entrée dans la baie, nos regards sont attirés par l’imposant monastère franciscain de Notre Dame de la Grotte, rebaptisé LOPUD 1483 et transformé en résidence privée. Le soleil est moins timide, et sous une belle lumière nous apprécions les couleurs de la baie : des nuances de bleus de la mer en passant par les murs blancs des maisons et leur toit en tuiles rouges, le tout sur un fond verdoyant et un ciel bleu. La grisaille du réveil n’est plus qu’un lointain souvenir. 

Sans tarder, l’annexe est mise à l’eau et nous y grimpons pour rejoindre le village. Comparé aux autres lieux visités, Lopud déborde de vie et se révèle (peut-être trop ?) touristique. Ici, les restaurants et cafés s’enchaînent sur le front de mer, et ne manquent pas de clientèle. Nous retrouvons un peu de calme au détour de petites rues et le long de murets, où nous découvrons de minuscules chapelles, toujours impeccablement entretenues. Ces édifices religieux, éparpillés et presque secrets sur les îles, resteront sans doute l’un de mes souvenirs préférés de cette région de Croatie. Notre exploration nous mène ensuite jusqu’au monastère, d’où nous pouvons admirer une nouvelle fois la baie, resplendissante sous le soleil.

L’heure est venue de regagner le catamaran, non sans céder à une petite gourmandise : une glace bien méritée. Mais à peine avons-nous repris la mer que la tempête annoncée pour le soir se rappelle à nos souvenirs. Le vent se lève davantage et le ciel au-dessus de Dubrovnik se fait de plus en plus menaçant. C’est avec soulagement que nous atteignons le port de la Marina Frapa, notre refuge pour la nuit. Nous y sommes à peine amarrés qu’un grain violent s’abat sur la ville. La pluie, intense mais brève, cède rapidement la place à un vent qui ne cesse de forcir. Cette nuit-là, nous ne regrettons pas d’avoir troquer le calme paisible de la nature pour la sécurité du port !

Jour 6 – De La Perle de l’Adriatique à la Baie de Sunj

Après six jours à naviguer dans la région, il est enfin temps d’aller voir la « Perle de l’Adriatique ». Sous un ciel azur, loin de la tempête de la veille, nous franchissons l’emblématique Porte Pile. Fini les paisibles villages et le calme des Elaphites, car ici, les touristes ne manquent pas et la baisse-saison semble inexistante.  Des groupes de croisiéristes aux enterrements de vie de jeunes filles, Dubrovnik attire et fascine ! Nous décidons de consacrer une demi-journée à la ville. Bien-sûr, elle mériterait bien plus, mais nous sommes en Croatie pour faire du bateau avant tout ! 

Nous flânons sans précipitation ni but précis, dans les ruelles pavées de cette jolie cité. Quelques pas nous guident vers le port, puis nous ramènent sur une place vibrante, animée par les terrasses des restaurants et un petit marché. En suivant une rue, nous franchissons la Porte Ploče et nous sommes récompensés par un point de vue digne d’une carte postale : à nos pieds le port, surmonté des fameuses murailles, à l’intérieur desquelles on aperçoit les toits rouges de la vieille-ville. Finalement, j’apprécie particulièrement cette liberté d’explorer, sans carte ni objectif, juste en se laissant guider par ce qui attire le regard.

vue sur les remparts et la vieille ville de Dubrovnik
Poulpes grillés

Pour le déjeuner, un large choix de restaurants s’offre à nous. C’est au Konoba Lokanda Peskarija, entre la Porte Ponte et le vieux port, que nous glissons nos pieds sous la table. Proposant des spécialités croates et des fruits de mer frais (nos critères principaux), ce restaurant dispose même de chaises hautes pour les bébés, le tout a des tarifs raisonnables. Les assiettes vides et le sourire aux lèvres après cette belle matinée d’exploration nous regagnons notre bateau, déjà nostalgiques.

Une chose est sûre, malgré l’affluence touristique, Dubrovnik nous a charmés et nous espérons tous y retourner un jour. 

Le vent est désormais complètement tombé et nous quittons la marina au moteur. Notre regard scrute l’horizon, et au loin nous apercevons des moutons sur l’eau, signe que le vent souffle sur les Elaphites.

Avec l’espoir d’être poussés par le vent vers notre dernière destination de cette croisière, nous coupons les moteurs et hissons la grand-voile et… attendons. Le vent semble jouer à cache-cache, et nous comprenons que la voile est une affaire de patience. Puis, enfin, nos voiles se gonflent, la houle se forme et nous filons, cap Lopud une nouvelle fois. Cette fois-ci, direction la baie de Sunj, au sud de l’île, bien abritée des vents qui nous y envoient. En approchant, une longue bande blanche capte nos regards : c’est une plage de sable fin comme il en existe peu dans la région ! Nous jetons l’ancre au milieu de cette grande baie, et nous constatons avec joie que ce soir, nous ne partagerons ce petit coin de paradis avec personne ! 

Catamaran au milieu d'une baie au coucher du soleil

Jour 7 – Réveil paisible à Lopud, soirée animée à Dubrovnik

Réveil en douceur avec ce sentiment d’être seuls au monde. Pour la moitié de l’équipage, c’est la dernière matinée à bord, et nous sommes gâtés par un ciel sans nuage, et un soleil radieux qui inonde la baie. Sous notre catamaran, les fonds sableux en pente douce peignent un dégradé de turquoise et d’émeraude. L’heure est désormais à l’exploration !

L’annexe mise à l’eau, nous mettons d’abord le cap sur les falaises, intrigués par ce qui ressemble à une grotte. Et nous ne sommes pas déçus : nous voilà arriver devant une haute grotte, dont la profondeur dans la roche invite à l’aventure. L’eau y est limpide, et avec les reflets du soleil nous profitons du jeu de lumières sur les parois en pierre blanche. À l’intérieur, l’eau limpide danse avec les rayons du soleil, projetant des reflets sur les parois de pierre blanche.

Grotte sous-marine dans une falaise

Après cette découverte, direction la plage. L’eau, encore trop fraîche pour une baignade prolongée, nous pousse à explorer l’île à pied. Nous empruntons alors le sentier qui serpente jusqu’au village de Lopud. Sur environ trois kilomètres, nous apprécions le calme de l’île, le chant des grillons et les effluves de pins et de fleurs. Nous croisons quelques promeneurs se dirigeant vers la plage et, au détour d’un chemin, découvrons une nouvelle petite chapelle. Décidément, les îles Elaphites et leur amour des chapelles ! Enfin, nous apercevons le clocher d’une des églises du village.

Sentier et une église face a la mer

Après quelques courses dans une minuscule épicerie, il est temps de regagner notre petit coin de paradis. Sur le chemin du retour, nous tentons l’expérience du « taxi » local : pour trois euros par personne, nous nous entassons à neuf dans une voiturette de golf prévue pour six. La « rentabilité » semble être le maître-mot de ces chauffeurs !

De retour sur la plage de Sunj, nous constatons que la solitude que nous chérissions n’est plus. Quelques bateaux mouillent à nos côtés, et la plage s’est animée de baigneurs courageux. Le Cima Beach Bar And Restaurant, quant à lui, a visiblement anticipé la saison, et accueille déjà une clientèle désireuse d’une boisson rafraîchissante devant ce superbe paysage. Évidemment, nous n’y résistons pas !

De retour à bord de notre catamaran, nous profitons de ces derniers instants de tranquillité au mouillage. Les plus courageux, trompés par le soleil qui nous réchauffe et la mer limpide et paisible, décident de faire un saut dans l’eau. La baignade, symbolique, ne durera que quelques minutes. 

Malheureusement, l’heure est venue de lever l’ancre et de regagner notre port de départ. Sur le retour, un vent continu nous pousse tranquillement vers la Marina de Komolac. Nous savourons une dernière fois ces paysages croates depuis la mer, puis atteignons notre chenal, que nous commençons à bien connaître, pour enfin nous amarrer à notre place au port.

Pour une bonne partie du groupe, ce merveilleux voyage touche à sa fin. Mon mari, mon fils et moi, nous restons une nuit de plus sur le bateau, à quai. Nous profitons de cette dernière soirée pour retourner flâner dans la vieille ville de Dubrovnik. La fin de journée apporte une douce lumière sur la ville et une accalmie relative, même si les restaurants restent encore bien animés.

Nous nous éloignons des rues principales pour nous perdre dans un dédalle de ruelles tranquilles. Loin du brouhaha du centre, nous avons l’impression de découvrir une Dubrovnik labyrinthique. En longeant les murailles de l’intérieur, nous tombons sur une petite porte discrète qui s’ouvre sur les falaises et la mer. C’est l’entrée du bar Buža, une adresse qui ne semble pas si secrète. En y passant une tête, nous découvrons de petites terrasses taillées dans la roche, remplies aussi bien de touristes que de locaux sirotant un verre face à l’Adriatique. Le lieu est splendide, bien que très touristique.

Restaurant illuminé de guirlande dans une petite ruelle

Nous poursuivons notre chemin et nous arrêtons devant un restaurant blotti entre deux rues animées pour le dîner. Nous voilà installés au Renaissance Art, une adresse que nous recommandons chaudement, qui propose une délicieuse cuisine méditerranéenne aux influences italiennes et croates.

Jour 8 – Dernière escale croate à Cavtat

C’est le dernier réveil à bord de notre catamaran, et je suis déjà nostalgique de ce merveilleux voyage, si diffèrent de nos précédentes aventures ! Notre vol n’étant que dans l’après-midi, nous profitons de cette ultime demi-journée pour explorer Cavtat, une charmante ville balnéaire, idéalement située entre la marina et l’aéroport.  

Arrivés sur place, nous profitons d’un petit café depuis la terrasse ensoleillée d’un restaurant, sur le port de la baie de Tiha. Puis nous rejoignons la fameuse marina de Cavtat pour une rapide balade : nous suivons la promenade au bord de l’eau en direction de la presqu’île de Rat. A notre droite, les restaurants de front de mer défilent, typiques des stations balnéaires. À gauche, une succession de petits stands propose des excursions en mer et des bateaux-taxis pour rejoindre Dubrovnik, donnant l’impression d’un petit marché dédié aux découvertes maritimes.

Baie de Cavtat avec Eglise au bord de l'eau

Sur le chemin du retour, nous faisons une halte au restaurant Posejdon, pour savourer une dernière fois les spécialités de la région : poulpes grillés et čevapi ! Au-delà de ses plats appétissants et d’un prix raisonnable, l’attrait principal de cette adresse réside dans sa localisation. Sa petite terrasse, qui accueille une dizaine de tables, est pratiquement sur l’eau. Nous déjeunons presque les pieds dans l’Adriatique, à l’ombre d’un pin aux branches basses. C’est sans aucun doute le lieu idéal pour profiter de ces derniers instants précieux en Croatie.

Voyager au Rythme de la Nature en Catamaran

Alors que l’avion prend de l’altitude et que nous laissons la Croatie derrière nous, je pense à ce merveilleux voyage. Naviguer ainsi, au gré des vents et des humeurs de la mer, c’est accepter de s’éloigner des itinéraires trop planifiés. C’est choisir une option plus lente, plus douce, pour apprécier ce que la destination a de mieux à offrir. C’est aussi se donner une certaine flexibilité pour faire face aux imprévus. 

La Dalmatie du Sud, avec ses eaux limpides, ses îles silencieuses, ses villages hors du temps et ses chapelles secrètes se prête à merveille à cette philosophie du voyage. On en revient rêveur et apaisé, avec l’irrésistible envie de larguer à nouveau les amarres.

A propos de Dream Yacht Charter

Depuis 2000, Dream Yacht Charter propose des bateaux à la location dans plus de 50 destinations à travers le monde. Des Caraïbes à la Méditerranée. Dream Yacht propose une flotte variée, allant de petits monocoques aux catamarans de grands chantiers navals. L’offre de location est disponible avec ou sans skipper. 

Catamaran dans la baie de Sipanska Luka

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