Randonnée familiale dans la vallée de Reykjadalur

Plaine islandaise avec collines, rivière et fumerolles
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5–7 minutes

La randonnée de Reykjadalur s’est clairement imposée comme un des moments phares de notre court séjour islandais. 

Pourtant, n’étant pas une famille de grands marcheurs, il a fallu nous motiver un petit peu : la promesse d’une baignade dans une eau 38°C a suffi ! Avec cette perspective en tête, nous avons enfilé nos baskets, glissé les maillots de bain dans nos sacs, et sommes partis à la découverte de la « Vallée de la Vapeur ».

Récits d’expérience 

Reykjadalur et sa rivière chaude

Reykjadalur est une zone géothermique reliée au volcan Hengill. Elle se niche à une cinquantaine de kilomètres au sud de Reykjavik, à côté de la ville d’Hveragerði. Si cet endroit est aujourd’hui populaire en Islande, c’est notamment pour sa rivière d’eau chaude, la Reykjadalsá, douce invitation à une baignade relaxante après l’effort. La Reykjadalsá, initialement froide, se réchauffe grâce à de multiples sources d’eau bouillante (environ 100°C) qui jaillissent des collines environnantes.

Grimper dans un décor volcanique

Le restaurant Reykjadalur Cafe, à côté du parking, sert de point de départ à notre excursion. La randonnée commence, et nous franchissons un petit pont au-dessus de la Varmá, pour rejoindre le chemin de terre qui serpente vers les collines. Très vite, de part et d’autre du tracé, des cratères de boue bouillonnante et des fumerolles attirent notre regard. Nous longeons des petits ruisseaux d’où s’échappent des vapeurs chaudes, nous plongeant instantanément dans un décor volcanique peu habituel. La pente, d’abord douce, se révèle rapidement trompeuse. Nous comprenons que cela sera un peu plus sportif que nos promenades familiales habituelles !  La côte se raidit, et nous voilà concentrés sur chaque pas, pressés d’atteindre le plateau.

Pour ma part, n’étant pas une grande habituée des randonnées, et enceinte de sept mois à l’époque, j’ai trouvé ce tronçon assez difficile, mais loin d’être insurmontable.

Apprécier le canyon de Djúpagil et le plateau

Quarante-cinq minutes de grimpe plus tard, nous sommes récompensés par une vue splendide sur le canyon de Djúpagil et sa cascade (Djúpagilsfoss). Nous longeons ce vide impressionnant avant de rejoindre la tranquillité du plateau. Une fois le canyon derrière nous, l’Islande se révèle dans toute sa singularité : les collines verdoyantes, la Reykjadalsa qui coule paisiblement, les fumées qui s’échappent du sol et le sentier qui se dessine à travers ce décor.

Canyon et cascade

Au-dessus de nos têtes, le ciel bleu se couvre doucement d’épais nuages foncés, dont le contraste intensifie la luminosité du paysage et ajoute au décor saisissant. Nous traversons cette plaine pendant une trentaine de minutes avant d’atteindre notre Graal : la baignade tant attendue dans la rivière chaude.

Plaine islandaise avec collines, rivière et fumerolles

Atteindre Klambragil, notre Nirvana

Le site de baignade est très bien aménagé : le sentier de terre a laissé place à des quais en bois qui longent la rivière, agrémentés de petites structures pour se changer plus discrètement. Attention, il ne s’agit pas de cabines fermées, mais plutôt de petits espaces pour se mettre à l’abri des regards. 

une femme et un bébé se baignent dans une rivière

La rivière, quant à elle, semble être divisée en une succession de petits bassins, et plus on la remonte, plus l’eau est chaude : c’est magique ! Avec à peine quelques dizaines de centimètres de profondeur, l’endroit est idéal pour s’assoir et se détendre après cet effort. Un plaisir d’autant plus grand pour notre neveu d’un an et demi, qui a adoré cette baignade surprise. Nous nous sommes prélassés dans cette eau près d’une demi-heure avant de reprendre le chemin du retour. 

Attention au trail !

D’abord plat, puis en descente, le retour s’annonce plus simple et plus rapide que l’aller. C’était sans compter l’Ultra-Trail Hengill. Pas de chance, nous avions calé notre randonnée le même jour que la plus grande course de trail d’Islande ! Notre descente s’est donc trouvée ralentie par la présence des coureurs (et eux, leur course freinée par la nôtre !), et nous avions la désagréable sensation de les gêner, surtout dans les passages sinueux ou proches du vide.

randonnée dans des collines avec deux marcheurs

Pour être honnête, cet imprévu nous a malheureusement empêchés de profiter pleinement des paysages uniques sur le chemin du retour. Mais sur une note positive, nous pouvons dire avoir franchi la ligne d’arrivée de l’Ultra-Trail Hengill !

Mon avis, en toute transparence : 

Une randonnée accessible en famille 

La difficulté de cette randonnée prête souvent à discussion en ligne, certains la jugeant très facile, d’autres un vrai défi. Personnellement, je la situerais à un niveau intermédiaire. 

Pour preuve de son accessibilité familiale, notre groupe était composé de quatre adultes (dont deux femmes enceintes de deux et sept mois), un enfant de 12 ans et un bébé d’un an et demi en porte-bébé. Et malgré le dénivelé et les passages parfois boueux ou glissants, nous l’avons tous réussie. 

Une expérience moins connue d’Islande, et gratuite !

Bien que cette randonnée soit réputée dans le sud de l’Islande, nous avons eu le sentiment d’y vivre une expérience plus intime, loin des foules habituelles. Sur la montée comme une fois dans l’eau, le calme, les panoramas et la baignade paisible ont été un vrai plaisir. Certes, nous n’étions pas seuls (surtout sur le retour !), mais l’ambiance restait à des années-lumière des débarquements massifs de cars touristiques.

Une baignade 100% naturelle

Ce que j’ai préféré dans cette expérience, c’est cette baignade en pleine nature. Même les installations se fondent parfaitement dans le décor. Au milieu des collines et des fumerolles, loin de l’agitation de la ville, de la circulation des routes ou des tours organisés, nous avons pu profiter de chaque seconde de cette excursion.

Informations utiles

Informations sur la randonnée

  • Distance : 7km ; compter 2h30 aller-retour, plus si baignade
  • Dénivelé : +250m
  • Difficulté : facile à modéré
  • Sentier bien balisé : pas de guide nécessaire 

Quand et comment s’y rendre

  • Période de visite : Toute l’année ! Nous l’avons faite aux beaux jours (début juin) donc nous avons profité de plus longues heures d’ensoleillement (merci le soleil de minuit), et d’une météo plus clémente. En hiver, les marcheurs apprécient particulièrement les bains chauds au milieu du paysage enneigé et sous des températures glaciales ! 
  • Rejoindre Reykjadalur : Depuis Reykjavik il faut prendre la route n°1 sur environ 50km jusqu’à la ville géothermique de Hveragerði. De là, il faut continuer vers le nord sur 2km jusqu’au parking, point de départ de la randonnée.

Préparer sa visite 

  • Équipements : Chaussure de marche, maillots de bain & serviettes
  • Tarif : la randonnée et l’accès à la baignade sont gratuits, en revanche, le parking est payant 
  • Installations : restaurant et toilettes au départ de la randonnée, paravent au niveau des pontons pour se changer

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